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revue de presse

Flacons, etc.

Véronique Vassiliou a lu "Flacons, flasques, fioles..." pour CCP 28 (novembre 2014).
Marie-Laure Fréchet a lu "Flacons, flasques, fioles..." pour DailyNord (23 janvier 2014).
 
Dernier livre de Lucien Suel : l’auteur prend de la bouteille

 

Qu’importe le flacon, pourvu qu’on ait l’ivres…que.

 

Flacons, flasques, fioles… par Lucien Suel

Un brin d’espièglerie qu’appréciera sans doute le facétieux Lucien Suel, pour résumer son dernier ouvrage. Si la dive bouteille est bien au centre de certaines de ses « histoires courtes », l’auteur emmène surtout son lecteur dans son univers autour du thème du contenant/contenu.
Des textes gigognes, truffés de références, qu’on eut qualifié dans un autre siècle de fantaisies littéraires. Récits à la manière d’une nouvelle, court dialogue ou monologue intérieur, Lucien Suel s’amuse. Au fil de ces 80 pages qui s’avalent cul sec, on garde en mémoire le touchant « Idiot d’Arras » ou le brillant « Bukowski au terril », efficace comme un shot de vodka. Lucien, la même chose !

Marie-Laure Fréchet

 

Flacons, flasques, fioles…
- Lucien Suel
éditions louise Bottu
2013, ISBN : 979-10-92723-03-8
86 pageS – 12 €

  La radieuse rentrée littéraire de l’écrivain linéen Lucien Suel

 

Disponible depuis quelques jours dans les librairies, « Flacons, flasques, fioles… » n’est pas le dernier roman de Lucien Suel mais un recueil de douze histoires courtes signées de sa plume. Chez lui, à Ligny-lès-Aire, il raconte la genèse de ce livre et nous dévoile le reste de son actualité littéraire.

 

Oui, son quatrième roman (1), ses fans le lui réclament déjà. Qu’ils se rassurent, Lucien Suel y travaille. L’écrivain nous a même lâché, en avant-première, le titre du futur opus : ce sera Rivière. Il compte profiter d’une résidence d’écriture à la Maison Julien-Gracq, à Saint-Florent-le-Viel (Maine-et-Loire), entre le 1er octobre et le 3 novembre, pour coucher sur le papier ses premières phrases. « J’ai déjà des idées, des personnages. Ça reste pour moi une aventure. Je vais essayer d’écrire un roman avec une forme un peu différente. C’est un gros travail. » On peut raisonnablement espérer le dévorer l’année prochaine.

 

Histoires courtes

En attendant, une jeune maison d’édition du Sud-Ouest, Louise Bottu, a eu la bonne idée en juin de solliciter l’auteur afin qu’il publie un recueil d’histoires courtes.

Cette gourmandise de 80 pages, les lecteurs affamés l’engloutiront en moins d’une heure chrono. D’autres, profitant de leur pause déjeuner ou d’un déplacement en métro, apprécieront cette rapide progression. Certaines histoires ont été écrites à des époques différentes. « Avec un fil rouge tout de même, rassure l’auteur, chacune des histoires a un rapport avec un contenant, un contenu, un liquide, quelque chose qu’on avale. » D’où le choix du titre !

 

Lucien Suel confie qu’il est pour lui plus facile de se lâcher dans les formes courtes que dans un roman. Les lecteurs ne vont pas être déçus, éclatant de rire avant d’être émus aux larmes. Lucien Suel, qui revendique le droit de ne pas trop se prendre au sérieux, aime cette liberté incroyable que lui offre l’écriture. « La vie est drôle, mystérieuse, douloureuse. L’écriture, elle est comme cela aussi. »

Pour preuve, une de ces histoires, intitulée « Les Dernières Gouttes », écrite en Ardèche dans les années 1970, fait état d’un pot de chambre et d’une grand-mère… Particulièrement gratinée, celle intitulée « L’Idiot d’Arras » ne manque pas de sel non plus. Mais comme il nous y a habitués, les clins d’œil littéraires ne manquent pas. Cette fois, les lecteurs avisés trouveront une référence évidente à Joris-Karl Huysmans et une autre, beaucoup plus subtile, au marquis de Sade. Eh oui, pour la trouver, il vous faudra relire le recueil plus d’une fois. Suer sang et eau…

Pour goûter davantage au plaisir littéraire avec Lucien Suel, il suffit de visiter son blog, alimenté en permanence, et son compte Twitter (2). Lucien s‘amuse à composer des tweets de 140 caractères, à la virgule près.

1. Romancier, Lucien Suel a d’ores et déjà publié « Mort d’un jardinier » (2008), « La Patience de Mauricette » (2009), « Blanche Étincelle » (2012).

2. Blog : luciensuel.blogspot.com ; Twitter : https<UN>://twitter.com/LucienSuel (13 915 tweets, 1 128 abonnés).

 

Publié le 12/09/2013

Par REYNALD CLOUET, La Voix du Nord

 

Philippe Chauché a lu "Flacons, flasques, fioles..."

 

Au siècle dernier Alfred Hitchcock présentait à la télévision de petits films terrifiants et amusants, preuve que le plus grand des cinéastes pouvait avec sa légendaire légèreté et  sa méchanceté anglaise se glisser dans des formats courts, où en un tour de caméra tout est dit et tout est fait, Montaigne aurait aimé, Suel doit adorer. 

Les éditions Louise Bottu ont eu le flair de regrouper et de publier ces exercices littéraires pétillants qui tiennent dans une fiole, comme celles que glissait Hemingway dans la poche intérieure de sa veste, une façon comme une autre de tenir le coup. 

 

A la vôtre :

 

"  Depuis des heures, je suis là, à demi-desséché, complètement hébété. C'est un forficule qui me montre le chemin de la vie, me donne l'illumination. En le voyant s'extirper d'une pêche à moitié mure, je comprends où est mon salut. Je me traîne au bord d'une craquelure du fruit, me glisse péniblement à l'intérieur. Je retrouve l'humidité, l'obscurité et la nourriture.

La vie est belle.

Le ver est dans le fruit. " 

 

" LA CAMERA AVANCE SUR LE CORPS NU DE D. RAKULA, allongé sur un matelas de sachets de sang, certains, gonflés comme des outres, d'autres, flasques, vidés - le corps de D.R. est couvert de sang - ses ongles sont encore enfoncés dans un sachet de sang percé qui laisse couler un filet sur sa poitrine glabre - il tête un autre sachet - ses yeux sont vitreux, un regard d'homme ivre - sa bouche s'ouvre, pleine de sang - le sachet vide glisse sur son cou - ses yeux se ferment, sa poitrine se soulève lentement - il dort - un sourire indéfinissable apparaît sur son visage sanglant. " 

 

" Et, tout d'un coup, je l'ai vu, le vieux ! Il était appuyé contre un arbre. Il me souriait.

C'était trop !

Le vrai méli-mélo dans mon cerveau.

Il m'a dit dans un français parfait :

" Fiston ! Ne mets jamais du jus d'orange oxydé dans ta vodka ! " 

 

Philippe Chauché (CHAUCHÉ-ÉCRIT)
 
 
Lucien Suel sur Babelio

 

"Flash de Suel ! Faites passer! Ainsi se réchaufferont vos poétiques entrailles !
Liqueurs impertinentes, liquides anamorphiques, breuvages hémo-solitaires,
c'est vif, c'est surprenant !
Doce sangrita- tequila !
Le contenu de ces flacons vous emportera dans un zeste plein d'humour !
Pourvu que vous en ayez l'ivresse !
Buvez et prenez-en tous ceci est son écrit !"

 

                                                                          ASTRID SHRIQUI GARAIN

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